La Normandie

Le projet Avenir des pixels est nativement international et les enjeux qu’il soulève sont universels. Pour prendre son envol, il s’est ancré en Normandie.

Ecriture et impression

Le livre lui-même a en grande partie été écrit à la bibliothèque du centre-ville de Caen. Une fois le livre écrit, j’ai souhaité faire imprimer le livre en France et, idéalement, dans le Calvados (l’avenir de nos territoires étant aussi entre nos mains). J’ai fait part de mon projet à Corlet Imprimeur (entreprise fondée en 1961 basée à Condé-sur-Noireau, dans le Calvados) et ce que j’ai découvert sur sa façon de travailler m’a conquis : son souhait de s’inscrire dans une démarche à la fois durable et innovante, mais aussi l’amour du travail bien fait qui anime chaque personne que j’ai rencontrée au sein de l’entreprise.

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Je lui ai confié la mise en page du livre, puis l’impression des exemplaires. J’ai même pu assister à cette étape magique au cours de laquelle les mots et les idées deviennent l’objet que les lecteurs auront entre les mains.

Au cours d’une conversation, Jean-Luc Corlet, PDG du Groupe Corlet, m’a éclairé sur les grandes lignes de l’histoire du groupe et m’a fait part de son regard sur la mutation du secteur de l’imprimerie et de l’édition.

Le projet continue de s’ancrer En normandie.

C’est à Caen que j’ai découvert les cafés suspendus, une démarche solidaire, qui a inspiré l’idée de l’adapter à l’univers du livre en lançant les livres suspendus. Plusieurs exemplaires ont été mis en circulation, auprès d’artistes, d’enseignants, d’associations du Calvados.
Isabelle Attard (@TeamIsaAttard), députée citoyenne de la 5e circonscription du Calvados de 2012 à 2017, est devenue l’une des premières lectrices du livre et a organisé notre premier Café des pixels dans le cadre de « La Démocratie en marche », la marche qu’elle a organisée en avril 2016 dans sa circonscription.
En mai 2017, elle a convié Timothy, aux côtés de Benjamin Bayart (@bayartb) notamment co-fondateur de la Quadrature du Net, à une réunion publique sur le thème « Sécurité et Libertés, des priorités », dans le cadre de sa campagne aux Législatives (voir nos échanges).

Outre les formations pour lesquelles il est sollicité, Timothy intervient comme conférencier sur différents sujets abordés dans le livre. Dans le Calvados, en 2017 :
– en février, à l’Université de Caen (Infocom), sur le thème « Que faisons-nous de notre super pouvoir ? »,
– en mars, à l’Ecole supérieure des services aux entreprises (E2SE), sur le thème « L’avenir [du marketing] est entre vos mains »,
– en mars, à l’Université de Caen (Infocom), sur le thème « L’avenir [du journalisme] est entre nos mains »,
– en juillet, à l’E2SE, sur le thème « Usages des réseaux sociaux dans les Ressources humaines »,

Trois bibliothèques du Calvados ont fait l’acquisition de L’avenir [des pixels] est entre nos mains :
– La bibliothèque de l’Ecole supérieure des arts et médias (Esam),
– La bibliothèque Alexis de Tocqueville,
– Le Centre de ressources documentaires de l’IRTS Normandie-Caen.

Dans les médias locaux

La première interview télévisée à propos du livre a été conduite par Jan-Lou Janeir et Laurent Quembre, journalistes, présentateurs de l’émission Normandie Matin. Leur accueil, ainsi que celui de toute l’équipe a été des plus chaleureux. (voir la page Dans les médias)
Par la suite, c’est l’équipe de la radio temporaire Radio Tou’Caen, projet porté par l’association Zone d’ondes, qui émettait depuis Caen, qui a reçu Timothy pour une conversation au sujet de L’avenir des pixels. Ce fut un moment agréable partagé avec une équipe animée de l’envie de créer des rendez-vous de qualité au sein d’un projet porteur de sens. (Voir la page Dans les médias).

Si le projet n’a évidemment pas de frontières géographiques, il continue néanmoins de déployer ses ailes dans la région qui l’a vu naître, avec le précieux soutien des lectrices et lecteurs qui y résident.
Si vous souhaitez suivre l’actualité du projet (en Normandie et ailleurs), n’hésitez pas à nous rejoindre.
Si vous souhaitez en savoir plus sur les projets / actions que nous pouvons mener ensemble (création audiovisuelle, ateliers de sensibilisation aux enjeux du numérique et aux usages, formations, projections suivies de débats en présence des réalisateurs, etc.) ou nous en proposer, n’hésitez pas à nous contacter grâce à la page Contact.

Nativement international

Les enjeux liés à l’avenir du numérique, des médias, de la création audiovisuelle sont universels. Par exemple, quel que soit leur mode d’expression et le pays dans lequel ils exercent, les créateurs font face aux mêmes défis : la liberté (artistique / éditoriale) dont ils jouissent en créant leurs oeuvres et la place qu’ils occupent dans leur modèle économique.

En outre, notre océan de pixels est (quasiment) sans frontières géographiques. Nous avons accès à des pixels venant du monde entier et les pixels que nous produisons sont accessibles du monde entier.

C’est pourquoi le projet a nativement été conçu comme international.

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En 2012, bien avant la publication de L’avenir [des pixels] est entre nos mains, Michael Ajakwe, fondateur du Los Angeles Webseries Festival, conviait Timothy à intervenir pour une conférence auprès de créateurs de série venus du monde entier, pour y transmettre, déjà, certains des messages qui allaient nourrir le livre. Timothy y est retourné en 2013 et en 2014.

Los Angeles Webseries Festival, 2013.

Quelques semaines avant l’édition 2012 du festival, et dans la lignée de Je soutiens la création, Timothy créait We Support Creators (@wescreators), qui a pour vocation de soutenir initiatives et démarches favorables aux créateurs et à soutenir des créateurs et leurs oeuvres.

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A son retour de l’édition 2012, Timothy publiait un article pour rendre compte de ces 3 jours passés à découvrir des « écosystèmes qui s’organisent autour de formats audiovisuels dont les aspérités font la richesse et au sein desquels les nouveaux directeurs des programmes que sont devenus les spectateurs invitent les créateurs à travailler le plus librement possible et à construire un échange avec eux » : United, We Are Reinventing Media (en anglais et en français).

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En 2013, Timothy devenait contributeur du programme Future of Advertising de l’Université de Wharton. Ce programme a pour vocation de répondre à 2 questions (« à quoi pourrait ressembler la publicité de demain ? » et « Que devrions-nous faire maintenant pour nous y préparer ? »). United to Build Meaningful Media Ecosystem est sa contribution pour répondre à cette question. Ce texte (qui figure maintenant en version française dans le livre dans le chapitre United, we are reinventing Media – Unis, nous réinventons les médias) peut être lu comme une version très condensée des chapitres consacrés au marketing et à la publicité (notamment Si on réinventait le marketing).

Depuis, l’ensemble des contributions pour Future of Advertising a donné naissance au livre Beyond Advertising : Creating Value Through All Customer Touchpoints, écrit par Catharine Findiesen Hays (Executive Director – Wharton Future of Advertising Program) et le professeur Yoram (Jerry) Wind, les initiateurs du programme.

beyondadvertising

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En 2016, les initiateurs du programme Everything Story ont proposé à Timothy de rejoindre leur groupe d’experts. Everything Story entend nous aider à nous appuyer sur le pouvoir de la narration (« Stories shape civilizations« ) pour changer le monde (« by better, we mean, more tolerant, more sustainable, more peaceful, better resourced, better cared for, better educated« ).

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Le Sillon à Caen a proposé à Timothy d’investir le lieu pour une résidence de 10 jours en janvier 2019 : une « carte blanche » à L’avenir des pixels.
Dès que la proposition lui a été formulée,  Timothy a souhaité réunir des créateurs et personnalités des médias pour un échange en anglais en vidéoconférence sur le thème du pouvoir de la narration pour façonner notre avenir. Cet échange a été retransmis en direct et enregistré le 24 janvier.
La Normandie s’est alors retrouvée connectée avec les Etats-Unis d’où échangeaient Pamela Jaye Smith (Author, international Consultant/Speaker, and award-winning Producer/Director : pamelajayesmith.net), Catharine Fiendisen Hays (Co-author of Beyond Advertising: Creating Value Through All Customer Touchpoints. Led Wharton Future of Advertising Program 2008-2018), Rick Gott (screenwriter, director, cinema teacher) et Professor Rich (Transmedia expert) et avec le Liban d’où intervenaient Muriel Aboulrouss (réalisatrice) and Denise Jabbour (productrives), créatrices de la série documentaire Zyara.

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Le projet de L’avenir des pixels est donc né dès le départ comme un projet international. Nombre de références, d’enrichissements et d’empreintes numériques du livre sont en anglais et viennent du monde entier. Si le livre The future [of pixels] is in our hands, est encore en cours d’écriture il a donc néanmoins déjà commencé à s’écrire en ligne. Sur Facebook, il s’est déjà doté d’une page : facebook.com/futureofpixels

Comment soutenir ?

Cette page recense diverses façons de soutenir le projet qui se déploie autour de L’avenir [des pixels] est entre nos mains et qui m’occupe quotidiennement depuis plusieurs années maintenant. Le sujet fait parfois l’objet de conversations avec des personnes qui se / me demandent comment aider (certaines indications sont le fruit de ces échanges).
Le destin du livre, et celui du projet dans lequel il s’inscrit, est entre les mains de ses lecteurs en premier lieu et de toutes celles et tous ceux qui sont sensibles à la démarche qui les anime. L’avenir [de ce livre] est entre vos mains est d’ailleurs le titre du chapitre qui le conclut.
Le livre est donc nativement conçu comme un livre « actif » .
Toute action de votre part, aussi anodine qu’elle puisse vous paraître, est susceptible d’avoir un impact sur le projet : comme le livre l’explique, il arrive qu’un simple tweet change le destin d’un individu, d’un projet.

Vous pouvez soutenir…

– en en parlant autour de vous,
– en portant une attention bienveillante au projet. Pour pouvoir le suivre le projet, je vous recommande de vous inscrire à la newsletter qui permet de se tenir au courant des principales avancées du projet (cela représente peu de mails dans l’année),
– en relayant les newsletters que vous recevez à des proches dont vous pensez qu’ils seront intéressés par le livre, par les projets qui y sont liés, etc. (Pour cela, lorsque vous recevez un email de notre part, cliquez sur Transférer de votre boîte email et sélectionnez le-s destinataire-s. Nous vous recommandons d’ajouter un petit mot personnel au début du message),
– en relayant autour de vous (par email, sur les réseaux sociaux sur lesquels vous êtes actifs) les contenus associés au projet : les pages de ce site, les empreintes numériques (Twitter, SoundCloud,…), etc.
– en en parlant à votre librairie indépendante, 
– en proposant à votre bibliothèque / médiathèque d’acquérir un (des) exemplaire(s),
– en sensibilisant des organisations (entreprises, associations, collectivités, etc.) dont vous êtes proches à la démarche de L’avenir des pixels.
en achetant un (des) exemplaire(s) du livre,
– en me sollicitant pour une intervention (conférence, table ronde, formation, etc.),
– en me faisant parvenir par email (en utilisant l’adresse figurant en haut de ce site) votre commentaire à propos du livre. Il sera intégré, si vous en êtes d’accord bien entendu, à la page Commentaires.
– en faisant un don (ponctuel ou régulier) pour soutenir financièrement le travail quotidien que requiert L’avenir des pixels et permettre au projet de poursuivre son développement.





Si vous êtes acti-f-ve sur Twitter

– Suivez-moi sur ce réseau social (@timothyduquesne – Je soutiens la création @JSLC_France – We Support Creators @wescreators),
– donnez de l’écho au livre et au projet sur Twitter (les conversations #MardiConseil et #VendrediLecture peuvent être de bonnes occasions pour recommander le livre le mardi et le vendredi. Il s’agit d’événements de partage et de rencontres autour de la lecture, sur les réseaux sociaux, initiés par l’association VendrediLecture, qui « a pour but d’encourager les discussions au sujet des livres, de la lecture et de l’actualité littéraire »),
– si vous êtes lecteur(-trice) du livre, n’hésitez pas à le commenter, en citer des extraits, sur Twitter,
– propagez mes tweets en les « retweetant »,
– pour identifier mes tweets sur des sujets en particulier, consultez la page Les empreintes numériques. Elle est ponctuée de hashtags. En cliquant sur ces derniers, vous accédez au tri de mes tweets par mots-clés. N’hésitez pas à propager ceux qui vous parlent,
– utilisez les hashtags liés au projet s’ils font sens dans vos tweets (#avenirdespixels, #futureofpixels, #impactofpixels, #wescreators).

Si vous êtes acti-f-ve sur Facebook

Facebook est un acteur avec lequel il convient de faire preuve d’une vigilance particulière étant données ses atteintes à notre vie privée. Elles sont documentées dans le livre, sont le sujet de certains de ses enrichissements et des publications (articles, conférences) qui en font état sont régulièrement relayées sur les réseaux sociaux (facebook y compris !) sur lesquels le projet laisse des empreintes numériques. Je n’incite donc pas à l’usage de Facebook. Il convient d’avoir à l’esprit que chacune de nos actions sur ce « réseau social » lui permet d’en savoir plus sur nous.
Néanmoins, L’avenir des pixels a des « ambassades » sur Facebook (page L’avenir des pixels est entre nos mains, page The future of pixels is in our hands).
Ainsi, si vous y êtes présent-e, vous pouvez :
– dans les groupes dans lesquels vous êtes actifs, et si le sujet du groupe s’y prête bien sûr, parler de L’avenir des pixels,
– en commentaires des publications de votre réseau traitant de sujets abordés dans le livre, accompagner votre commentaire d’un lien vers une page du site,
– si vous mentionnez le livre, dans une de vos publications ou dans un commentaire, vous pouvez utiliser le hashtag #avenirdespixels : il sera alors« cliquable » et donnera accès aux autres publications publiques l’ayant intégré. Vous pouvez également rendre son titre « cliquable » (le lien renverra vers sa page facebook). Pour ce faire, utilisez le signe @ et, sans insérer d’espace, commencez à écrire le titre du livre. Facebook devrait alors vous proposer d’insérer le lien vers sa page,

–  faire connaître les pages Facebook associées au projet. Pour cela, vous pouvez par exemple en copier l’adresse et la publier en statut (en y associant un petit mot personnel), ou encore vous pouvez en partager les publications sur votre profil ou sur les pages que vous administrez (fonction « Partager », idéalement en veillant à « Inclure la publication originale »),
– utiliser la fonction « Inviter des amis à aimer cette Page » qui se trouve à droite de la page de L’avenir des pixels est entre nos mains, ou que vous pouvez trouver en cliquant sur les « … » qui se trouvent sous la bannière et choisir parmi vos contacts, dans le menu qui s’ouvre alors, ceux que vous souhaitez inviter à rejoindre la page,


– cliquer sur le bouton « j’aime » qui se trouve sous les publications et les commenter. Les publications partagées sur les pages ne sont, lors de leur mise en ligne, montrées par Facebook qu’à un faible nombre de personnes inscrites à cette page. Plus elles sont « likées » et commentées, plus leur public s’élargit.
– si vous souhaitez être sûr-e de voir les publications des pages, vous pouvez configurer la façon dont elles apparaissent dans votre fil d’actualité. Pour cela, rendez vous en haut de la page dans l’onglet « Déjà abonné(e) », déroulez ce menu, cliquez sur l’icône en forme de stylo à droite de « DANS VOTRE FIL D’ACTUALITE »

Un menu apparaît.
Vous pouvez configurer le fil d’actualité des pages de façon à « Voir en premier » nos publications.

Vous pouvez également activer les notifications, pour être alerté-e des publications.

Cette liste d’idées n’est bien sûr pas exhaustive (vous pouvez ainsi, par exemple, louer un avion avec banderole, sur laquelle vous aurez préalablement fait imprimer l’adresse du site).

Un grand merci pour votre soutien et pour ce que nous construisons ensemble ! Chaque marque de soutien nourrit mon énergie et ma motivation pour accomplir la mission de L’avenir des pixels..

Ce site et les contenus qui s’y trouvent (cette page y compris) sont sous licence Creative Commons Attribution. Si vous êtes vous-mêmes porteur de projet et souhaitez reprendre une partie de ce texte, vous êtes autorisés à le faire si vous respectez les termes de la licence (il s’agit en particulier de créditer l’auteur).

Mission

L’avenir n’est pas écrit puisqu’il est le fruit de chacun de nos choix individuels et collectifs. Nous pouvons néanmoins nous efforcer de conduire notre océan de pixels dans une direction donnée. Le projet se propose de contribuer à construire notre océan de pixels dans le sens :
– d’un plus grand respect de chacun d’entre nous (spectateurs, utilisateurs, lecteurs, auditeurs, etc.),
– d’un plus grand respect des créateurs,
– de l’avènement d’un monde plus éthique, intègre, respectueux du vivant, tolérant, coopératif, joyeux, démocratique, équitable, durable.

Le projet a donc pour vocation…

… de nous aider à prendre conscience de notre rôle en nous sensibilisant aux enjeux liés à la mutation de l’océan de pixels, que nous soyons ou non professionnels des médias ou du numérique,

… de nous permettre de devenir pleinement acteurs car chacun de nous contribue à fabriquer les gagnants de demain.

… d’aider concrètement tout acteur dont la démarche va dans un sens louable à développer ses activités, à gagner en visibilité, à tisser de nouveaux liens porteurs de sens. Par exemple : les créateurs qui nous éclairent, nous divertissent, avec talent par leurs œuvres documentaires ou de fiction, les journalistes habités d’un sens de l’éthique, les marques responsables, les sites et applications qui respectent notre vie privée, les approches et modèles les plus équitables envers les créateurs, les festivals les plus respectueux des oeuvres et de leurs créateurs…

C’est un projet qui entend nous aider à reprendre collectivement notre destin en main.

Nous (re)joindre.
Comment soutenir.

Enjeux

Nous passons, en France, en moyenne 7 heures par jour devant les écrans et, depuis plusieurs années déjà, les enfants passent plus de temps chaque année devant eux qu’à l’école. Nous n’avons jamais eu accès à autant de pixels de toutes sortes. Et ce n’est que le début !

Les écrans qui nous entourent nous donnent accès à un “océan de pixels” infini, qui s’étend de façon incommensurable chaque jour et à un rythme croissant, en perpétuelle mutation,… mais qui n’en est qu’au tout début de son histoire. Nous avons donc une responsabilité considérable car nous sommes encore en train de bâtir les fondations de notre océan de pixels.

A quels pixels prêtons-nous attention ? Comment sont choisis les pixels qui nous sont proposés ? A quels pixels donnons-nous de l’écho ? Quels messages, quelles valeurs véhiculent-ils ? Quel est leur modèle économique ? De quel degré de liberté (artistique / éditoriale) leurs auteurs ont-ils bénéficié lorsqu’ils leur ont donné naissance ? Quelles utilisations sont faites des données que nous produisons à chaque fois que nous interagissons avec un pixel ?…
Telles sont quelques-unes des questions que soulève notre océan de pixels. Des questions loin d’être anodines car les pixels ont un impact réel : sur notre cerveau, sur notre représentation du monde et, par là, sur le monde et la société. Le monde des pixels et le monde physique étant complètement imbriqués, façonner notre océan de pixels par chacun de nos choix, c’est donc aussi construire le monde que nous laisserons en héritage à nos enfants et aux générations futures.

Nous sommes dotés d’un pouvoir : le choix

Nos journées ne durant que 24 heures, notre temps devant les écrans est par essence limité. L’océan de pixels étant infini, chacun de nos choix a un impact croissant sur l’avenir de l’océan de pixels et de ses acteurs. Notre pouvoir augmente donc chaque jour.

Nous ne faisons pas que prêter attention à tels ou tels pixels. Nous en finançons, nous en produisons et… nous avons la capacité de donner de l’écho à tout pixel existant à la vitesse de l’éclair et dans le monde entier. Ce que nous avons aujourd’hui entre les mains s’apparente à un super pouvoir. Il est crucial que nous l’exercions en conscience.

Pixels ?

Les pixels, ce sont toutes les images auxquelles nous pouvons accéder par l’intermédiaire des différents écrans qui nous entourent…
Lorsque nous nous rendons dans les salles de cinéma, dès que nous allumons notre télévision, notre ordinateur, notre tablette, notre smartphone, nous prêtons attention à des pixels.
Nous en finançons, nous en produisons, nous en partageons… quel que soit le nom que nous leur donnons.

Les pixels ont été classés en catégories : séries et films de télévision, films de cinéma, webséries, fictions transmédia, films documentaires, séries documentaires, webdocumentaires, articles de journaux, articles de blogs, journaux télévisés, émissions de télévision, émissions radiophoniques, clips, publicités télévisées, bannières publicitaires, contenus de marques, publications sur les réseaux sociaux, photos, applications, jeux vidéos, livres numériques, etc.

A cette classification des pixels en catégories, se sont ajoutées des règles régissant notre façon de les financer, de les produire, d’y avoir accès, de les partager. De là, naissent les relations qui s’établissent entre les acteurs du monde des pixels.

Pour de nombreuses raisons détaillées dans le livre L’avenir [des pixels] est entre nos mains, la classification qui distingue les types de pixels n’est souvent plus appropriée et les règles dont nous héritons se révèlent inappropriées à l’aune de nos nouveaux usages.

Nous héritons d’une situation.
Il ne tient qu’à nous d’inventer l’avenir.

Quelle que soit la nature des pixels que nous créons ou auxquels nous prêtons attention, ce qui importe c’est :
– la qualité de l’expérience qu’ils nous offrent,
– le message dont ils sont porteurs et les valeurs qu’ils véhiculent,
– le respect (de notre intelligence / de notre contribution / de notre vie privée) qu’ils nous témoignent,
– la confiance que nous pouvons leur accorder,
– la liberté (artistique / éditoriale) dont nous jouissons en les créant,
– la place que nous occupons dans leur modèle économique,
le monde qu’ils contribuent à construire.